Société

Malika Ghanim-Mosbah, enseignante contractuelle en colère contre le rectorat !

Mercredi 15 mars, Malika Ghanim-Mosbah était l'invitée de notre émission SANS TABOU. En colère contre le rectorat, elle pointe du doigt le statut précaire des enseignants contractuels.

Publié le jeudi 16 mars 2017 à 10h31 par La rédaction

Medias disponibles

Type Durée
Vidéo 1:09 Vidéo

Invitée de l'émission SANS TABOU, Malika Ghanim-Mosbah, enseignante contractuelle au collège Aragon de Jarny a tapé du poing sur la table. Elle dénonce les agissements du rectorat envers elle et ses paires, les professeurs remplaçants.

Chaque année, ils sont environ 30 000 à faire leur rentrée scolaire en tant que professeur remplaçant. Souvent appelés en dernière minute, ces enseignants doivent assurer les cours des titulaires, absents pour des durées plus ou moins longues, au pied-levé. Nombreux sont ceux qui dénoncent les conditions de travail et surtout le manque de reconnaissance de la part du rectorat.

Selon Malika, les enseignants contractuels ne sont que des bouche-trous, des "chaussettes" que l'on jette une fois qu'on en n'a plus besoin. Si Malika est en colère aujourd'hui, c'est parce qu'elle n'accepte pas les termes du contrat proposé par le rectorat.

Employée depuis le 1er septembre au collège Louis Aragon de Jarny en tant que professeur de Français, son contrat était censé courir jusqu'au 31 août, comme stipulé dans le décret paru au Journal Officiel le 31 août 2016. Or, le contrat proposé par le rectorat s'arrête le 07 juillet, dernier jours de cours de l'année.

Inacceptable pour cette enseignante, qui ne comprend pas pourquoi ses congés scolaires ne lui seraient pas payés, comme cela est censé l'être. En effet, d'après le texte paru au Journal Officiel, que vous pouvez retrouver sur le site sur SGEN (Syndicat Général de l'Education National - CFDT), il est écrit noir sur blanc que : " le contrat devra être établi du 01/09 au 31/08 pour des postes vacants à l'année. Les Rectorats devront cesser d'établir des contrats s'achevant le 05/07".

En substance, ce qui a été proposé à Malika, c'est que son contrat s'arrête au 07 juillet, mais avec la promesse orale d'être payée jusqu'au 31 août. Mais cela, Malika ne veut pas en entendre parler. Elle a choisi de stopper son contrat immédiatement et se retrouve donc sans emploi : "Quitte à être dans la précarité, que ce soit aujourd'hui ou au 07 juillet, qu'est ce que ça change ?" a-t-elle déclaré sur notre antenne. Une situation qu'elle peut supporter grâce au soutien de son mari, qui subviendra aux besoins de la famille durant cette période de chômage.

La professeure de Français ne veut pas se laisser faire et a donc décidé de monter au créneau afin de mobiliser le plus de monde possible sur ce sujet. Un rassemblement avait d'ailleurs été organisé en début de semaine devant les grilles du collège où elle officiait. Professeurs, élèves et parents étaient au rendez-vous pour lui témoigner leur soutien.

Une pétition de soutien a même été lancée par le SGEN, disponible juste -> ici <- Elle compte déjà 3695 signatures à l'heure où nous écrivons ces lignes. 

Son combat a également permi à d'autres professeurs contractuels de sortir de l'ombre, et de dénoncer à leur tour les conditions de travail auxquels ils doivent faire face. Vous pouvez retrouver une lettre écrite par un autre professeur contractuel, en soutien à Malika, dans cet article.

Vous pouvez bien évidemment retrouver l'intervention complète de Malika Ghanim-Mosbah dans l'émission SAN TABOU en podcast, disponible juste -> <-

mode_comment Réagissez

Recevez en avant première les infos, cadeaux et des contenus exlusifs

lau

Publié vendredi 17 mars 2017 à 23h02

Je comprends et soutiens ce combat. Je nuancerais néanmoins en tant que prof des écoles remplaçant (titulaire donc, pas contractuel) à qui nous retirons des remplacements du jour au lendemain, malgré des semaines voire des mois de suppléance sous prétexte qun ces remplacements sont "faciles" et pour lesquels ce ne serait pas trop grave si dégâts il y avait! Gardons le bon pour les contractuels, nous, nous pouvons assurer le reste...

Laurene

Publié vendredi 17 mars 2017 à 09h32

Bonjour, Je soutiens Malika a 100% !! Elle était surveillante au saint ex à Fameck, et je me souviens à quelle point c'est une femme formidable!! Courage à elle!! Elle ne mérite pas ce qu'il lui arrive!

  • LORFM

    Ecoutez la radio Lorraine en direct

    volume_up
  • LORFM FLASHBACK

    Les plus grands titres des annnées 80's sont sur LORFM Flashback

    volume_up
  • LORFM TV

    Regardez vos émissions préférées en direct

    tv