Société

Les pharmaciens veulent défendre leur monopole sur la vente des médicaments

L'Autorité de la concurrence se prononce en faveur de la libéralisation de la vente des médicaments d'automédication jusqu'ici vendus en officines, au grand dam des pharmaciens.

Publié le jeudi 19 décembre 2013 à 00h00 par Anthony

La proposition de l'Autorité de la concurrence d'élargir la vente des médicaments sans ordonnance aux grandes surfaces indigne les pharmaciens, opposés à toute remise en cause de leur monopole.

Dans son avis, l’autorité de la concurrence relève de «très forts écarts de prix», allant de 1 à 4 d’une officine à l’autre, sur ces produits d’auto-médication. Pour y remédier, elle préconise une libéralisation «limitée et encadrée» de la vente des médicaments non remboursés, qui permettrait de faire baisser leur prix de vente de 11,4% à 16,3%.

Pour Isabelle Adenot, présidente de l'Ordre des pharmaciens, cela ne ferait pas davantage baisser les prix alors que c'est l'objectif visé par l'Autorité de la concurrence.

Des produits comme Nicorette, Niquitin, Dulcolax et Imodium seraient ainsi moins chers en France et l'aspirine meilleur marché en Belgique. Mais aucun médicament non prescrit de base n'est moins cher en Allemagne par exemple, indique l'étude, ni même en Italie.

C'est pourtant ce dernier pays qui sert de référence aux propositions de l'Autorité de la concurrence: les médicaments y sont vendus en pharmacie, en parapharmacie et en grande surface.

Dans l'Hexagone, parmi les produits déjà vendus en pharmacie et en grande surface, le meilleur marché n'est pas toujours où l'on pourrait l'imaginer, note Isabelle Adenot en rappelant que les préservatifs sont moins chers en officine.

Autre argument de l'Ordre, les prix des médicaments non prescrits augmentent moins vite que l'inflation. «Nous ne poussons pas à la surconsommation», comme pourraient le faire des pharmaciens en grande surface, qui auront des objectifs de vente.

Au contraire, «en officine, les pharmaciens sont plutôt attentifs à orienter les patients qui en besoin vers un médecin», souligne Isabelle Adenot en rappelant qu'une pharmacie ferme tous les trois jours en France.

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