Justice / Faits divers

Acide au crassier d'Hayange, quasiment plus de place au doute !

Après le lanceur d'alerte, un autre employé du site, affirme qu'on a demandé de déverser un produit toxique dans le crassier de l'usine sidérurgique au lieu de le retraiter en centre spécialisé.

Publié le mercredi 04 avril 2018 à 06h26 par Antenne

Crassier

Acide au crassier d'Hayange, quasiment plus de place au doute !

Dans l'affaire de la pollution à l'acide présumé chez Arcelormittal qui est toujours en cours et entre les mains de la justice, un nouveau témoignage est venu appuyer les accusations de l'été dernier, venant du lanceur d'alerte, un chauffeur intérimaire. Un homme qui s'est dit être sans soutien dans ce dossier et qui a dû être hospitalisé quelques semaines pour une dépression. Celui qui se définit comme un lanceur d’alerte souffrirait également de troubles oculaires qu’il attribue aux vapeurs toxiques, même si rien ne permet de le vérifier.

Liquide jaune vif hautement toxique

Sur la vidéo, on y voit le déversement dans la nature, via deux gros tuyaux reliés à un camion-citerne, d’un liquide jaune vif, «même pas à 2 kilomètres des habitations». «Les rochers éclataient à cause de l’acidité du produit. Le soir, je rentrais avec les yeux rouges», a aussi confié à France Bleu le chauffeur, qui s’est fait licencier pour «rupture de discrétion commerciale» après s’être inquiété de la situation auprès d’un pompier travaillant pour ArcelorMittal

Economies

Selon la chaîne Canal +, un autre employé du site qui a travaillé entre 2004 et 2008, affirme, que son employeur, une entreprise sous-traitante d'Arcelor, lui a demandé de déverser un produit toxique dans le crassier de l'usine sidérurgique au lieu de le retraiter en centre spécialisé. L'objectif étant de faire des économies. Et pour cause, cette affaire "régulière" permettait de déverser plusieurs m3 d'acide, (ce qui peut avoir des coûts entre 1.300 et 1.700 euros le coût de retraitement). Donc l'opération de déversement était plutôt avantageuse.

"Que s'est-il passé ?"

Alors que dans les hautes sphères du groupe, on évite tout commentaire, on ferme les yeux aussi sur les analyses des sols qui avaient été sondés et qui révélaient des taux de chlorure et de sulfate respectivement trente et quatre-vingts fois supérieurs à la normale.

«La direction d’ArcelorMittal n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes», a réagi le groupe


Aussi, l’enquête en cours tend aussi à montrer que la direction d’ArcelorMittal à Hayange avait été informée, dès le mois de janvier 2017, de ces pollutions illégales. Affaire à suivre. (RL/Canal+/AFP)

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