Accident mortel du TGV Est en 2015 : la SNCF, 2 filiales et 3 salariés renvoyés en procès

Accident mortel du TGV Est en 2015 : la SNCF, 2 filiales et 3 salariés renvoyés en procès
Deux juges d’instruction ont ordonné un procès devant le tribunal correctionnel de Paris pour la SNCF, 2 filiales et 3 salariés après le déraillement d’un TGV d’essai en novembre 2015 à Eckwersheim.
Ecrit par marco leMardi 30 août 2022 - 10:29

Deux juges d’instruction ont ordonné un procès devant le tribunal correctionnel de Paris pour la SNCF, deux filiales et trois salariés après le déraillement d’un TGV d’essai en novembre 2015 à Eckwersheim (Bas-Rhin), qui avait fait onze morts et 42 blessés, ont indiqué des sources proches du dossier lundi 29 août.

La SNCF, ses filiales Systra (commanditaire des essais) et SNCF Réseau (gestionnaire des voies) ainsi qu’un conducteur, un cadre et un pilote seront jugés pour « blessures et homicides involontaires par maladresse, imprudence, négligence ou manquement à une obligation de sécurité », ont ordonné le 2 août les deux magistrats du pôle « accidents collectifs » du tribunal judiciaire de Paris.

Premier déraillement mortel de l’histoire du TGV

Le 14 novembre 2015, 53 personnes, des salariés du monde ferroviaire et des membres de leur famille, dont quatre enfants, avaient pris place à bord de la rame pour l’ultime test du tronçon de la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) entre Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) et Vendenheim (Bas-Rhin).

Au niveau d’Eckwersheim, à 20 km de Strasbourg, le train avait abordé une courbe à 265 km/h, très largement au-dessus des 176 km/h prévus. Il avait déraillé 200 mètres plus loin, avant de percuter un pont et de basculer dans le canal de la Marne au Rhin.

Onze adultes étaient décédés et 42 personnes avaient été blessées, dont certaines grièvement, dans ce premier déraillement mortel de l’histoire du train à grande vitesse depuis sa mise en service en 1981.

Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet de Paris qui avait demandé le 2 août 2021 un procès pour ces trois personnes physiques et trois personnes morales.

Au cours de l’instruction, qui a duré six ans, les experts ferroviaires ont considéré que le basculement puis le déraillement de la rame avaient été causés par « une vitesse excessive » et un freinage tardif. Le manque de communication au sein de l’équipage a également été pointé par le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) qui a remis à la justice deux rapports en février 2016 et en mai 2017.

Les trois employés avaient été mis en examen en octobre 2016 pour « homicides et blessures involontaires », puis la SNCF et Systra en décembre 2017 et SNCF Réseau en 2019.

(AFP/ crédits image Reuters Vincent Kessler)

 

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